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Hivernale des Renards Bleus

et

Cabriolets Givrés.

 

 

 

 

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1 Février 2013, depuis une semaine je roule dans ma Kallista décapotée, vitres baisées.

 Je me prépare à la 11ème hivernale des Renards Bleus.

Le temps n’est pas vraiment très froid, quelques degrés au dessus de zéro. Cependant, lorsque depuis la fenêtre de mon bureau je regarde la montagne, je sens la présence de l’hiver.

La nuit sera courte, je le sais. Mon excitation due à cette première hivernale dans le Vercors est à son comble.

 

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Comme je l’avais imaginé, un peu avant 5 heures du matin je suis réveillé. Il n’est pas encore temps de partir, mais je suis impatient. Les quelques heures qui me séparent du rassemblement seront consacrées à vérifier la voiture, préparer quelques outils et le sac à dos. Ne pas oublier les chaines car il a plu toute la nuit, nous aurons donc de la neige en montagne.

 

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Il est 8 heures, je quitte mon domicile pour la banlieue de Valence, lieu du rassemblement. Le jour c’est levé, il fera certainement beau en plaine. Ce ne sera pas le cas dans le Vercors, il s’est couvert d’un épais nuage noir. Arrivé à Saint Marcel les Valence, nous prenons une collation chez le président du Club organisateur. Nous attendons des participants venant de loin. Certains sont déjà arrivés la veille. C’est le cas du Président du Club moto Italien d’ASTI, et du vétéran du Club un motard de 83 ans venu de Marseille. Sont présent également des gens du Gers, de la Loire etc…..

 

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Pour cette randonnée d’environ 200 kms en deux jours, nous serons 5 cabriolets. La majorité des participants étant composée de pilotes de vieilles motos et side-car.

La liste des cabriolets est la suivante :

Un cabriolet Fiat X19

Un cabriolet Alfa Roméo Spider Coda Longa

Un roadster Triumph T

Un roadster Panther Kallista

Un cabriolet Mercedes SL 600 12 cylindres.

Les cabriolets doivent rouler décapotés, vitres baissées. Dérogation en cas de neige ou de pluie à l’appréciation des concurrents.

 

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Il est maintenant l’heure de partir. Par 25 kms de petites routes de campagne, nous rejoingnons le pied du Vercors.

Une petite halte à Rochechigniard pour admirer le paysage et la montée qui nous attendent.

La végétation du massif s’est parée pour l’hiver de deux couleurs ; le vert des pins sylvestres, la couleur rouille des chênes pubescents qui devront attendre le printemps pour perdre leurs feuilles. Tout cela est saupoudré d’une neige fraiche tombée cette nuit.

 

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La neige fait rapidement son apparition sur la route. La température n’est pas encore très basse, nous ne sommes qu’à 500 mètres d’altitude. Nous roulons avec prudence sans trop de problèmes.

En direction de la station de ski de Font d’Urle la neige accroche à la route. Il faut éviter de s’arrêter, car il devient difficile de repartir.

La Mercedes ne peut plus continuer car son pilote ne peut enlever son ESP. (il existait déjà il y a 20 ans !)

Notre courageux vétéran avance sur sa moto avec les pieds au sol pour maintenir son équilibre.

Nous restons à ses côtés. Nous ferons 15 kms en première pour retrouver la Fiat et L’alfa qui nous attendent plus loin.

 

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La jonction s’effectue à une bifurcation avant la montée de Font d’Urle.

Pas de réseau téléphonique. Nous apprenons par une voiture de skieur que la Mercedes arrive avec le 4*4 d’assistance technique.

Aucune nouvelle des motards. Sont-ils montés jusqu’à Font d’Urle ? Sont-ils redescendus pour prendre une route moins enneigée ?

Après 30 minutes d’attente, le 4*4  arrive, il nous informe que les motards sont à la station de ski  à 1250 mètres d’altitude. Ils  nous attendent pour le repas du midi tiré du sac.

L’alfa Roméo donne des signes de faiblesse et n’arrive pas à monter à cause de la neige. L’alfa et la Mercedes sauteront donc l’étape en passant par une route moins enneigée.

C’est à moi. Je me lance le premier dans la montée… L’assistance est étonnée de voir la Panther monter en première puis en seconde et attaquer la pente enneigée.

 

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C’est fait, je suis à Font d’Urle 1250m avec un vent glacial qui souffle apportant de la neige partout. La température est entre -7 et – 10 degrés Celsius. La neige est granuleuse, on dirait de la poudre de lessive.

Il est nécessaire de mettre le couvre tonneau avant d’aller manger. Les skieurs sont surpris de voir ces fous en moto et en cabriolets décapotés.

 

 

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Le repas terminé, nous reprenons la route pour joindre la Chapelle en Vercors en passant par Vassieux, haut lieu de la Résistance lors de la dernière guerre.

Pour cela nous devrons remonter un peu avant de descendre sur le plateau.

Le départ se fait correctement, mais pour attendre la TR4 et la X19 qui ont des problèmes, je m’arrête confiant dans la montée.

Ce sera fatal pour moi car faute d’élan et de coéquipier pour pousser de n’arrive plus à démarrer mes roues patinent. Pendant ce temps les autres roulent. Le temps est donc venu de mettre les chaines pour repartir.

Après une courte montée la descente est dangereuse, la route est verglacée L’utilisation du frein dans les épingles à cheveu est à éviter. Il faut du doigté, de la finesse de conduite…

 

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L’arrivés de trois cabriolets à Vassieuxse fait sans encombre. Les motards commencent à arriver. Quel courage !

Nos amis motards souffrent du froid, de l’état de la route, ils tombent parfois. Certaines de leurs machines parfois très vieilles rechignent.

Le vent est très fort sur le plateau. Des langues de neige s’accumulent sur la route. Dans peu de temps ce sera des congères, il faudra attendre le chasse neige.

La fiat et la Triumph ont décidé de recapoter ce qui est permis puisqu’il neige. Pour ma part je décide de rester décapoté et propose de partir pour l’étape suivante avant d’avoir rempli de neige ma Kallista.

La tempête est levée, la neige pique au visage et rends la visibilité très incertaine.

Il faut impérativement partir.

 

 

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Arrivés à la Chapelle en Vercors, nous attendons d’être tous regroupés avant de repartir pour notre étape finale Méaudre située dans l’Isère. Une partie du parcours se fait sur le plateau avec le vent de travers qui passe sur le côté des lunettes.

Nous atteignons la fin de la route des Grands Goulets avec de superbes gorges.

Nous arrivons à Méaudre, il neige et il fait nuit. Le Maire du village nous offre l’apéritif avant de repartir vers notre gîte pour le repas du soir et une nuit bien méritée.

L’assistance arrivera bien tard avec à son bord 2 motos et un side-car resté sur la route.

 

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Nous sommes le 3 février. Nous repartons vers les Baraques en Vercors. Nous descendrons ensuite les gorges de la Bourne avant de regagner Saint Marcel les Valence pour le repas du midi.

Il faut d’abord redémarrer les motos et les voitures. Les motards circulent avec des clés et des bougies. Le démarrage n’est pas évident. Pour les cabriolets, le démarrage est sans problème. Nous avons par contre à dégager la neige pour décoller mais aussi enlever la neige qui est entrée dans les cabriolets par les couvres tonneau ou capotes.

Sur la route, les parois rocheuses se sont drapées de rideaux de glace. Le soleil est absent mais le paysage est magnifique.

La route est très étroite, très verglacée, nous croisons les voitures des skieurs qui montent à la station de Méaudre ? Contrairement à nous ces voitures sont équipées pour l’hiver. Malgré cela force est de constater que certains font demi tour alors que nos vieilles voitures se comportent à merveille. Serait-ce un problème de pilotage ???

 

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Nous revoilà dans la plaine. Le vent du nord souffle toujours, mais cette fois le soleil nous accompagne. Le ciel est quasiment bleu, nous sommes en Drôme.

Cette promenade fût difficile de part ses conditions exceptionnelles. Cependant, elle s’est déroulée dans une ambiance très agréable avec une organisation sans reproches pour ce genre d’aventure.

Je suis heureux et fier d’avoir relevé ce défit. J’ajoute à cela que personne n’a pu voir la couleur de ma capote qui est toujours restée pliée.

Merci au président, aux membres de l’AVASM.A l’année prochaine au premier weekend de Février.

Jean-Paul SEBILLE.

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