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                                                Par un beau matin du 21 juillet de l’an de grâce 2012, nous partîmes de Valence: une moto BMW enfourchée par un couple de cavaliers en provenance d’Annemasse, un cabriolet Panther mené par notre couple grand-argentier tenant demeure à Romans et une autre Panther mené par un sire célibataire de Valence. Mais par le prompt renfort d’un troisième cabriolet Panther en provenance de Cavaillon, nous nous vîmes sept aventuriers et aventurières à quitter AUBENAS vers les volcans d’Auvergne, heureusement encore assoupis à cette heure.

 


                                     

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                                 Et malgré quelques manants cherchant à embouteiller notre route, nous filâmes bon train pour atteindre et doubler le village de PRADELLES, dans les environs duquel nous dégustâmes quelques provisions. Il ne neigeait pas mais la température du lieu nous le fit craindre. Heureusement nos nourritures terrestres solides et liquides nous requinquèrent.

 

 

                                                                       Puis tels des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle nous prîmes la direction du PUY EN VELAY. Là bas le soleil nous attendait, ainsi que les nourritures spirituelles de la magnifique cathédrale, suivi de notre descente en jogging sur ses escaliers vertigineux, agrémentée par le spectacle de ses dentellières et dentelliers aux doigts innombrables. Certain de nous en profitèrent pour faire une scène de jalousie à de gros chiens assis sur les marches dont la tête blanche bouclée attirait irrésistiblement les mains féminines. D’où la tentation de s’asseoir sur ces escaliers coiffé d’une chapka blanche.

 

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                                                                       Puis nous reprîmes nos montures et carrosses. L’étape suivante nous conduisit à ARLEMPDES, très joli village auvergnat, dont le château ancestral préfigura une longue série de châteaux en travaux, impossibles à visiter. Morbleu quelle époque vivons nous, sans considération pour les visiteurs.

 

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                                                                       Nous empruntâmes ensuite des routes vertes et fraîches, bien déneigées, traversant quelques villages pittoresques, aux châteaux et ruelles doublement en ruine (voir plus haut), pour atteindre BLESLES, où à part le château, il fut agréable de flâner, notamment le long de la rivière.

                                                                       Ensuite notre destin nous conduisit à traverser BRIOUDE, et ISSOIRE (où Jules Romains situe un des yeux de la France) , puis à arriver à SAINT-NECTAIRE, où à l’Hôtel de la Paix, notre aubergiste hollandais nous attendait. Et malgré l’heure tardive le brave homme nous proposa une excellente salade auvergnate.

                                               

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                        La nuit fut réparatrice, le petit déjeuner correct, et la note d’un excellent rapport qualité/prix. Les épouses en profitèrent pour nous ravitailler sur le marché local, notamment en poulet rôti. Ce qui nous permis d’envisager les éventuelles congères du retour avec sérénité.

                                                                       Après des adieux émus à l’aubergiste, nos montures ayant redémarré sans rechigner, nous mîmes le cap au Sud.

                                                                       Une petite pause à SAINT FLORET,  joli village, dont les congés payés des maçons avaient laissé le château dans le même état que les autres.

                                                                       Puis traversée d’ISSOIRE dans l’autre sens ; mais apparemment pas plus d’intérêt touristique dans un sens que dans l’autre. Direction AMBERT (autre œil de la France selon Jules Romain), avec exploration détaillée de la campagne environnante afin de choisir un bon emplacement de pique-nique pour festoyer dignement. Ce qui fut fait, à proximité de quelques vaches locales qui nous acceptèrent sans faire d’histoire.

                                                                       Cette fois les anoraks étaient moins nécessaires que la veille, d’aucuns s’étaient même mis en short. Néanmoins nous repartîmes quand même par le col des Fourches situé à une altitude de 970 mètres.

                                                                       Une fois passé AMBERT  nos cavalières et cavaliers BMW,  prirent la direction de MONTBRISON et la SAVOIE, et les Panther celle de YSSINGEAUX.

                                                                       Malgré que à notre connaissance nous ne soyons pas en guerre contre les seigneurs d’YSSINGEAUX, ceux-ci avaient barricadé toutes les routes d’accès à leur donjon, prétextant une foire annuelle. Renonçant à livrer bataille, car en nette infériorité numérique, et méprisant ces personnages inhospitaliers, nous remîmes le cap au Sud, vers TENCE, LE CHAMBON SUR LIGNON, et SAINT-AGREVE. Et de là par les routes tortueuses d’Ardèche et de la vallée du Doux, moyennant la dégustation d’un chope de bière dans une gare désaffectée fermant à 18 heure, nous atteignîmes TOURNON et son bouchon de la RN 86.

                                                                        Mais nos 700 kilomètres de randonnée n’étaient pas terminés, car pour prolonger notre équipée, notre grand-argentier et son épouse convièrent les équipages restant à un festin en sa demeure de ROMANS SUR ISERE. Ce dont nous fûmes très honorés.

 

 

     Jacques Mosdale

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